L’objectif central du projet SPIDER est principalement orienté sur l’approfondissement d’une meilleure compréhension et une étude fine de la compétitivité des régions à long terme, en valorisant le champ de la prospective comme instrument d’analyse des potentialités régionales et d’élaboration de visions et d’orientations utiles à la décision et l’action publiques.
Ce projet s’appuie par ailleurs sur des dynamiques importantes de mise en réseau d’intelligence collective construite au niveau régional (entre les différents acteurs des sphères publique, privée et de la société civile) et interrégional (coopération structurée entre universités ou centres de compétences actifs en prospective des territoires).
C’est dans cette perspective, que chacune des régions a mis en place une plateforme d’échanges entre acteurs susceptibles d’alimenter graduellement les travaux de SPIDER. Dans le cadre particulier de la Wallonie, cette plateforme d’échange s’intègre au programme de travail du Collège wallon de Prospective, lancé à l’automne 2004, s’inspirant de l’expérience menée dans d’autres régions, notamment en Poitou-Charentes, mais aussi au niveau européen.
Le concept de "collège" a une triple signification:
D’une part, il s’appuie sur l’ensemble du système de gouvernance régionale, les sphères publique, privée et de la société civile en activant au mieux des lieux transversaux d’échanges entre ces trois sphères dans des dynamiques interactives.
D’autre part, il s’agit d’un lieu d’apprentissage commun, ou plutôt de poursuite d’apprentissage, à partir, non seulement des acquis et des ressources de Wallonie 2020 mais également de l’ensemble des lieux de connaissance structurés par les démarches prospectives auxquelles la Wallonie est associée.
Enfin, structuré dans le cadre d’un programme pluri-annuel de prospective, le Collège se positionnera dès sa création sur l’enjeu central d’inscrire la Wallonie dans la société de la connaissance et d’en faire un territoire créatif durable.

Ce collège s’appuiera sur l’ensemble du système de gouvernance régionale, les sphères publique, privée et de la société civile en activant au mieux des lieux transversaux d’échanges entre ces trois sphères. Il constituera aussi un lieu d’apprentissage commun, ou plutôt de poursuite d’apprentissage, à partir, non seulement des acquis et des ressources de Wallonie 2020 mais également des personnes impliquées dans d’autres démarches abordant le futur des territoires wallons.
La participation de la Wallonie à ce type de projets peut s’apprécier de plusieurs points de vues, notamment:
la valorisation d’expériences d’autres régions dans la manière d’appréhender la société de la connaissance en termes d’outils, de stratégies d’acteurs, de politiques régionales, etc.;
la mise en comparaison de la situation de la Wallonie par rapport à d’autres régions de l’Union européenne en matière de compétitivité régionale dans une approche de long terme;
l’enrichissement de la vision de la Wallonie à long terme par l’intégration de nouvelles idées et l’association des acteurs dans la mise en oeuvre de cette vision;
le positionnement de la Wallonie en région «pionnière» de la connaissance.
L’Institut Jules-Destrée est partenaire de ce projet grâce au partenariat construit dans le cadre de l’initiative européenne du Millenium Project dans lequel l’Institut Jules-Destrée joue une part active en tant que nœud européen sur l’aire de Bruxelles et de la Wallonie et coordinateur d’initiatives structurantes de cette plateforme européenne.
Les travaux menés dans le cadre de la Mission Prospective Wallonie 21 en termes d’enjeux prospectifs, de vision régionale et d’actions innovantes proposées en fin d’étude pour positionner la Wallonie dans les régions de la connaissance constituent un apport particulièrement moteur dans le développement des travaux de SPIDER.
Le projet est structuré en quatre groupes d’activités principales:
une analyse comparative des nouveaux enjeux de compétitivité régionale qui caractérisent les régions de la connaissance menée au départ des trois régions partenaires et confortée par la tenue d’un séminaire associant des experts et des parties prenantes du projet mais également toute personne particulièrement impliquée dans ces questions d’innovation et de connaissance, à un niveau tant régional que européen;
en parallèle, l’activation d’une plateforme régionale associant les parties prenantes des différentes sphères de la gouvernance régionale (privée, publique et société civile) chargée de consolider et d’approfondir les acquis du projet en terme de réflexions et d’actions autour du thème de la Wallonie en transition vers une région de la connaissance;
l’élaboration de visions régionales qui caractérisent le positionnement des régions dans la Société dite de la Connaissance, appuyées par des analyses prospectives (étude Delphi menée dans chacune des régions);
l’organisation d’un séminaire de clôture présentant la synthèse des travaux et sa mise en débat en vue de recommandations.